
LA VIDÉO PROTECTION À GLAIGNES
La commune a mis en place un réseau de caméras de surveillance à Glaignes.

Un réseau de 16 caméras
16 caméras ont été installées à Glaignes, en 2021 et 2022. Ces caméras visent les entrées et sorties de Glaignes, que ce soit par des routes ou par des chemins : la départementale, la route de Rocquemont, la fin de la rue Chantepie, etc. Ces caméras sont conçues pour lire, par infrarouge, les plaques d'immatriculation des véhicules.
Quatre caméras, panoramiques, ont une fonction de surveillance générale et de protection de lieux publics : à la mairie, à l'espace Beaumarais, à l'espace vert des Sablons, au cimetière.
Pourquoi des caméras ?
L'objectif principal est de renforcer la sécurité des habitants en étant capable d'identifier tous les véhicules entrant et sortant de Glaignes. Le numéro d'immatriculation des véhicules est très visible sur les images enregistrées, quel que soit le temps et même, dans la nuit, si la plaque du véhicule n'est pas éclairée.
Ce réseau de caméra est un outil pour répondre aux nombreux cas d'incivilités rencontrés dans le village, de vols, de faux démarcheurs, etc. Par exemple, à plusieurs reprises, des véhicules se sont rassemblés sur notre ex-terrain de foot, isolé entre Glaignes et Séry Magneval, qui fut dégradé et son matériel brulé, pour des "fêtes" ayant déjà nécessité l’intervention de la gendarmerie ; des vols de cuivre ont été perpétrés au niveau de l'antenne, nécessitant un transport par véhicule ; des dégradations ont eu lieu dans le cimetière ; etc.
il sera possible de consulter les archives vidéo afin d'identifier les véhicules entrés et sortis du village, dans les plages horaires incriminées, pour faciliter la recherche des responsables.
Le second objectif, pour les caméras panoramiques, est d'enregistrer les évènements qui ont lieu sur ces lieux publics afin de pouvoir éventuellement, a posteriori, consulter les archives et identifier les individus en cas de dégâts, de malveillances, de problèmes.
Quid de la confidentialité de la vie privée ?
Les caméras à l'entrée du village identifient les véhicules entrant ou sortant de Glaignes. Les personnes dans les voitures ne sont généralement pas identifiables en raison des reflets du parebrise. Elles peuvent également enregistrer le passage de piétons à ces points spécifiques d'entrée.
Les caméras panoramiques enregistrent tout ce qui se passe sur les lieux publics dans leur champ de vision. Comme elles sont installées très haut, elles peuvent filmer également à l'intérieur de propriétés privées, ce qu'interdit la loi. Aussi, les zones privées, incluses dans le champ de la caméra, sont identifiées lors de l'installation et ensuite masquées électroniquement. Le portail d'une habitation n'est toutefois pas considéré comme privé car il donne sur la voie publique.
Les images produites par les caméras apparaissent en direct sur un écran d'ordinateur à la mairie. La consultation de ces archives est réservée à deux personnes : la maire et le premier adjoint, via un login et un mot de passe. Celles-ci ont un devoir de réserve. En cas d'enquête de gendarmerie, l'une des deux personnes autorisées peut utiliser son mot de passe pour donner accès à l'ordinateur aux gendarmes, lors de leur venue à Glaignes. Après un mois, les images sont effacées. En 2022, une convention a été signée avec la gendarmerie de Senlis, leur permettant d'accéder en direct à nos images.
Le réseau Wifi permettant de recevoir les vidéos dans le serveur de la mairie, dispose de solides protections. En particulier, une intervention physique serait nécessaire pour arriver à détecter l'adresse (MAC) de chaque caméra. Un tel wifi est davantage sécurisé qu'un réseau filaire où il suffit de se connecter au câble pour capter les images.
La préfecture a donné son accord pour cette installation de vidéo surveillance. Une "attestation de floutage" des zones privées a été produite par la mairie et envoyée à la préfecture. Un panneau signalant la présence de caméras est posé aux entrées de Glaignes.
L'installateur, la société Daché, dispose d'une certification APSAD R82, délivrée par le centre national de prévention et de protection (CNPP) qui est une organisation dépendante des assurances. Cette certification garantit la qualité des équipements et le respect de normes de sécurité.
Fin 2025 : Glaignes adhère au regroupement des caméras ?
Le Syndicat (SMOTHD) qui a été créé pour installer la fibre optique dans tout le département de l'Oise a créé à Beauvais un Centre de Supervision Départemental (CSD) dont l'objectif est de regrouper les images en provenance des caméras de toutes les communes du département. La commune de Glaignes, en novembre 2025, a décidé d'adhérer à ce syndicat. Une ligne spécialisée reliera directement, et de manière sécurisée, notre système de caméras au Centre de Supervision.
La convention passée avec le SMOTDH indique que : "Le SMOTHD signalera, en temps réel, aux autorités dotées du pouvoir de police tous les événements captés par les dispositifs de vidéoprotection communaux raccordés au CSD susceptibles de constituer une infraction ou un trouble à l’ordre public, à charge pour l’autorité de police compétente de constater l’existence éventuelle d’une infraction. Ce signalement pourra également être transmis aux forces de sécurité de l’Etat dans les conditions prévues au sein de la convention relative aux modalités d'intervention des forces de sécurité de l'Etat. Le SMOTHD pourra mettre en place un système de signalement automatisé d’évènements (logiciels de signalement d’infraction ou de troubles potentiels à l’ordre public, par exemple détection des attroupements, de coups de feu, d’alarmes voiture ou incendie...).
Le but est donc de détecter d'éventuelles infractions. Cette centralisation constituera par exemple une aide aux forces de gendarmerie pour pister un véhicule suspect et le suivre dans tout le département.
Les agents du SMOTHD en charge du visionnage et des opérations de signalement (dont la liste sera confidentiellement communiquée aux maires adhérents) seront soumis à une obligation de réserve et de discrétion.
Le Centre de Supervision utilisera des logiciels d'analyse d'images, le tout conformément aux limitations inscrites dans la loi et sous le contrôle de la Commission Nationale Informatique et libertés (Cnil). La loi n° 2021-646 du 25 mai 2021 pour une sécurité globale préservant les libertés énonce les conditions dans lesquelles un syndicat dit mixte ouvert tel que le SMOTHD est susceptible d’intervenir en la matière.
Le CSD pourra informer le maire d'éventuels troubles survenant dans le village. Il jouera également un rôle de conseil en matière d'utilisation des caméras.
