Découvrir Glaignes

Histoire de Glaignes

Au fil du temps, notre village a porté plusieurs noms : Glaignes, Glagnes, Glengnes, Glana en 1253, Glenna, Glengna.
(Glana signifiant en langage celte : rive, rivage ou ruisseau)

Il s’étend dans la plaine occidentale, et descend à l’est dans la vallée Sainte-Marie.

Ce lieu était, à l’origine, une dépendance de la maison royale de Verberie.

La seigneurie de Glaignes (les terres de notre village) a d’abord appartenu  à une famille qui en portait le nom : Jean de Glaignes, Chevalier.
Il était seigneur, portait sur son sceau un écusson « échiqueté à un lambel de cinq pendants » attaché à une charte de mars 1244, délivrée par le diocèse de Fontaine-Chaalis.

Des titres nous apprennent que le village était fort peuplé avant le règne de Charles VI .

La terre de Glaignes, ainsi que le village, furent ruinés durant les guerres des XVème et du XVIème siècle (Guerre de 100 ans en particulier).

La Révolution fit aussi des ravages à Glaignes comme dans tout le Valois, par l’enrôlement obligatoire des hommes que l’on envoya à la guerre.

Un duel au temps de la Fronde
Un duel, en 1649, entre Jean de Saint-Michel de Hangest, alors Seigneur de Glaignes, et  François, Seigneur du Fief de Javelle eut de grandes conséquences pour la Maison de Hangest. Les duels, qui décimaient la noblesse, avaient été interdits par le roi.

La rencontre se fit au lieu dit « La Justice », près du chemin de Béthisy à Crépy, dans un champ appelé depuis « La pièce au lièvre ». La cause en était un lièvre pris sur les terres de François par Jean. Celui-ci fut tué net et enterré immédiatement, en secret, dans sa garenne pour éviter, s’il était possible, l’application des peines contre le duel.

Le sieur de Javelle, blessé à mort, survécut 8 jours, et fut enterré, en secret aussi, sous l’autel de l’église de Béthancourt, ou il avait été porté.

Jean considéré comme agresseur, ses terres furent confisquées et données par le roi aux sieurs de Brenouille et de Lamy, qui les rendirent plus tard aux héritiers naturels.
 

La Mairie et l’Ecole
1841 - La « Maison d’Ecole » est acquise par la municipalité.

Afin de financer en partie cette acquisition, on mit en vente une parcelle de marais communaux situés près du moulin de la Motte.

1847 –  La commune n’avait toujours pas de mobilier pour son école. Elle en achète pour un montant de 390.48 francs.

1877 -  Le Conseil Municipal vote l’acquisition d’une horloge communale qui sera installée dans un petit clocheton. Coût de l’opération : 2035 francs.

1885 -  Un refuge pour voyageurs indigents,  aujourd’hui  disparu, fut créé dans un local de l’actuelle mairie.
 

 

 

Données géographiques et démographiques:

 

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Dossier statistique plus complet sur le territoire :

Résumé statistique:

Bases « Chiffres Clés »:

Des bases de données associées aux chiffres clés sont disponibles.

 

Plan
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Plan du village de Glaignes

 

 

Les personnalités

 

La gare d’Orrouy-Glaignes

La demande d’établissement d’une gare à Glaignes date de 1877.

Cette gare, à laquelle était accolé un café, fut très fréquentée jusqu’à la première guerre mondiale (1914-1918).

Cinq omnibus par jour assuraient la desserte locale.

Des parisiens mettaient leurs enfants en nourrice à Glaignes et dans les villages des alentours. D’autres y avaient une résidence secondaire.

Le 15 mai 1939 on dût fermer le service Voyageurs qui fût remplacé par une ligne de cars.

Jusqu’en 1963, il y avait à Orrouy-Glaignes une voie de garage permettant de pousser les trains à vapeur venant de Verberie, qui ne parvenaient pas à grimper la rampe jusqu’au Pont-Faron dans le bois de Droizelles (123 m d’altitude).

Cette gare est devenue une propriété privée.

 

Le chemin de fer

Décembre 1876 : ouverture d’une enquête sur l’avant-projet d’une ligne de chemin de fer.

Afin de réaliser cette ligne de chemin de fer, on dût procéder à de nombreuses expropriations.

31 juillet 1882 : ouverture de la ligne d’Ormoy-Villers / Rivecourt, par les vallées de la Sainte Marie et de l’Automne, appelée « La Voie Charbonnière » ou ligne de Boves. Vouée dès l’origine à l’écoulement du charbon du Nord, d’où son appellation, la ligne de Boves est d’une grande importance stratégique.

En 1877, elle est déclarée d’utilité publique. Elle est jalonnée des gares de Duvy, Orrouy, Glaignes, Béthisy-Saint-Pierre et Verberie. Elle sera électrifiée en 1963.

La ligne de Boves (22,77 kms) sert encore d’itinéraire de détournement.

Le trafic est d’environ 1 train toutes les 20 minutes. Elle a même vu passer « La Malle des Indes », le célèbre train Pullmann venant d'Angleterre, ainsi que certains trains de voyageurs à destination de Moscou, Varsovie ou Copenhague.